Vivre au Sénégal
Vivre au Sénégal
Moustiquaire imprégnée installée au-dessus d'un lit

Paludisme au Sénégal : le risque, la prévention, les signaux

Y a-t-il un risque de paludisme au Sénégal

Oui. La transmission existe sur l'ensemble du territoire toute l'année, avec une intensification marquée pendant et après la saison des pluies. Le risque est plus faible au cœur urbain de Dakar, plus élevé dans le sud et l'est du pays.

Vérifié le 24 août 2026. Sources : France Diplomatie, fiche Sénégal, Institut Pasteur.

Les recommandations de prévention évoluent. Cette page informe sur un cadre général ; votre situation relève d'une consultation médicale avant le départ.

Une information vous semble dépassée ? Signalez-la nous.

Cette page informe, elle ne prescrit jamais

Nous ne recommandons aucune molécule, aucun schéma, aucune posologie. Une chimioprophylaxie relève d'une prescription, avec des contre-indications et des interactions qui ne peuvent pas s'évaluer en ligne. Ce que cette page peut faire, c'est vous dire quoi demander en consultation, et comment ne pas vous faire piquer.

Où et quand le risque est le plus élevé

La saison est le premier facteur. La transmission suit les pluies : elle s'intensifie pendant l'hivernage, de juin à octobre, et reste élevée dans les semaines qui suivent, ce que beaucoup ignorent. Octobre et novembre sont des mois à risque alors qu'il ne pleut plus.

La région ensuite. Le sud, notamment la Casamance, et l'est du pays sont plus exposés que le nord sahélien. Le centre urbain de Dakar présente un risque plus faible, sans être nul, ce qui ne dispense de rien dès que l'on sort de la ville.

Comment se transmet le paludisme

Par la piqûre d'un moustique du genre Anopheles, uniquement la femelle, et essentiellement entre le coucher et le lever du soleil. Ce détail commande toute la prévention : le moustique du paludisme n'est pas celui qui vous embête à midi sur la plage.

La protection contre les piqûres, mesure principale

C'est la seule chose entièrement sous votre contrôle, et c'est celle que les contenus en ligne traitent le moins parce qu'elle ne se vend pas.

  • Répulsif cutané adapté aux zones tropicales, sur toutes les parties découvertes, du crépuscule à l'aube, et renouvelé selon la notice.
  • Vêtements longs le soir, de préférence clairs.
  • Moustiquaire imprégnée si la chambre n'est ni climatisée ni protégée par des moustiquaires aux ouvertures.
  • Climatisation ou ventilateur, qui réduisent sensiblement l'activité des moustiques.

Ce qui ne marche pas, malgré ce qu'on lit : les bracelets anti-moustiques, les applications à ultrasons, la vitamine B1 et les huiles essentielles employées seules comme protection en zone d'endémie.

Le traitement préventif : quoi demander en consultation

La chimioprophylaxie existe et se discute avec un médecin ou un centre de conseil aux voyageurs, quatre à six semaines avant le départ. Les éléments qui pèsent dans la décision : la saison, les régions visitées, la durée du séjour, votre état de santé, vos traitements en cours, et le cas échéant une grossesse ou la présence d'enfants.

Les questions utiles à poser : faut-il une prophylaxie dans mon cas précis, à partir de quand et jusqu'à quand la prendre, quels effets indésirables surveiller, et que faire en cas de fièvre sur place.

Pour un séjour long ou une expatriation, le raisonnement change : une prophylaxie continue sur plusieurs années n'est pas la réponse habituelle, et la protection contre les piqûres devient centrale. C'est un sujet à reprendre avec un médecin sur place.

Il n'existe pas de vaccin voyageur

Le paludisme n'est pas une maladie à vaccin pour le voyageur. Des vaccins ont été développés et déployés dans certains pays pour les jeunes enfants vivant en zone de transmission permanente ; ils ne concernent pas un séjour touristique. Les vaccinations qui, elles, se discutent avant un départ au Sénégal sont sur notre page vaccins pour le Sénégal.

Reconnaître les symptômes

Fièvre, frissons, courbatures, maux de tête, parfois troubles digestifs : le tableau ressemble à celui d'une grippe, ce qui explique les retards de diagnostic.

Toute fièvre au retour est une urgence de consultation

Le point le plus important de cette page. Une fièvre qui survient pendant le séjour ou dans les mois qui suivent le retour impose de consulter rapidement en signalant le voyage au Sénégal. Le délai d'incubation peut dépasser plusieurs semaines, et un médecin qui ignore le séjour ne pensera pas au paludisme.

Enfants, femmes enceintes, personnes à risque

Ces situations relèvent d'un avis médical spécifique et non d'une transposition du cas général. La grossesse et le jeune âge modifient à la fois le risque de forme grave et les options de prévention disponibles.

Assurance et accès aux soins

Un accès rapide au diagnostic et au traitement compte autant que la prévention. Les soins se paient d'avance au Sénégal, et l'offre médicale est inégale hors des grandes villes : voir santé au Sénégal et assurances. La saisonnalité des pluies, qui commande celle du risque, est détaillée sur climat et météo.

Questions fréquentes sur le paludisme au Sénégal

Y a-t-il du paludisme au Sénégal ?

Oui. La transmission est présente toute l'année sur l'ensemble du territoire, avec une nette intensification pendant la saison des pluies et dans les semaines qui suivent. Le risque est plus faible au cœur de Dakar et plus élevé dans le sud et l'est du pays.

Faut-il prendre un traitement préventif ?

C'est une décision médicale, qui dépend de la saison, de la région, de la durée du séjour et de votre état de santé. Cette page ne peut ni la prendre à votre place ni recommander une molécule : consultez un médecin ou un centre de conseil aux voyageurs avant le départ.

Existe-t-il un vaccin contre le paludisme ?

Il n'existe pas de vaccin destiné aux voyageurs. Des vaccins ont été développés et déployés dans certains pays pour les jeunes enfants exposés en permanence, mais ils ne concernent pas un séjour touristique. La prévention repose sur la protection contre les piqûres.

Comment éviter les piqûres de moustiques ?

Répulsif cutané appliqué sur les zones découvertes du crépuscule à l'aube, vêtements longs le soir, moustiquaire imprégnée si la chambre n'est pas climatisée ni protégée. Le moustique responsable pique la nuit, ce qui rend la soirée et la nuit décisives.

Quels symptômes doivent alerter au retour ?

Toute fièvre survenant pendant le séjour ou dans les mois qui suivent le retour doit conduire à consulter rapidement, en signalant le voyage au Sénégal. Les premiers signes ressemblent souvent à ceux d'une grippe : fièvre, frissons, courbatures, maux de tête.