Vérifié le 24 août 2026. Sources : DGID Sénégal, impots.gouv.fr, CLEISS.
Le cadre fiscal bilatéral France-Sénégal a évolué en 2025-2026 et certains points ne sont pas stabilisés. Cette page décrit un raisonnement et renvoie aux sources : elle ne publie aucun taux, aucun seuil et aucun statut qu'elle n'a pas pu vérifier à sa source primaire, et elle ne tranche aucun point litigieux.
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Êtes-vous résident fiscal au Sénégal ?
La résidence fiscale ne se choisit pas et ne découle pas du titre de séjour. Elle résulte de critères objectifs appliqués par chaque pays (foyer, séjour principal, centre des intérêts économiques), puis, en cas de double résidence, des règles d'arbitrage prévues par la convention franco-sénégalaise.
Détenir une CIDE ne fait pas de vous un résident fiscal
C'est la confusion la plus répandue, et elle marche dans les deux sens : on peut détenir une carte d'identité d'étranger sans être résident fiscal au Sénégal, et être considéré résident fiscal quelque part sans y avoir de titre de séjour. Ce sont deux corps de règles indépendants.
Les critères français
Le droit français retient plusieurs critères alternatifs : le foyer ou le lieu de séjour principal, l'exercice d'une activité professionnelle à titre non accessoire, et le centre des intérêts économiques. Un seul suffit à établir la résidence. C'est ce qui surprend le plus : on peut passer l'essentiel de l'année au Sénégal et rester résident fiscal français si ses intérêts économiques restent en France.
Les critères sénégalais
Le droit sénégalais applique sa propre définition, fondée notamment sur le lieu d'habitation principale et la durée de présence. Elle s'applique indépendamment de ce que dit le droit français, ce qui peut produire une double résidence.
Quand les deux pays vous considèrent résident
La convention prévoit alors une série de critères hiérarchisés pour départager : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité. On les applique dans l'ordre, en s'arrêtant au premier qui tranche.
La convention fiscale franco-sénégalaise
Une convention de non-double imposition ne supprime pas l'impôt : elle répartit le droit d'imposer entre les deux États, catégorie de revenu par catégorie de revenu, et prévoit un mécanisme pour éliminer la double imposition quand elle subsiste.
Ce qu'elle ne fait pas: elle ne vous dispense pas de déclarer, elle ne règle pas votre couverture sociale, qui relève d'un texte distinct traité sur sécurité sociale et CFE, et elle ne vous protège pas d'une erreur de qualification de votre résidence.
L'état du cadre bilatéral
La convention de 1974, modifiée depuis, constitue la base historique des relations fiscales entre les deux pays. Le contexte bilatéral a connu des évolutions en 2025-2026, et tous les points ne sont pas stabilisés à la date de cette page.
Nous ne trancherons pas ici ce qui ne l'est pas. Si vous lisez ailleurs une affirmation catégorique sur l'état actuel de la convention sans date de publication, considérez-la comme non fiable jusqu'à vérification auprès de la DGID ou de l'administration française.
Quels revenus, quel pays
Le principe général : chaque catégorie de revenu obéit à sa propre règle de répartition. Quelques logiques structurantes, à confirmer dans votre cas.
- Salaires et revenus d'activité: généralement imposables là où l'activité est exercée, avec des exceptions pour les missions de courte durée.
- Pensions de retraite : les conventions distinguent habituellement pensions publiques et privées, avec des règles différentes. C'est le point le plus déterminant pour un retraité : voyez la retraite au Sénégal.
- Revenus fonciers: imposables en principe là où se situe l'immeuble. Un bien resté en France reste donc dans le champ français. Voir immobilier au Sénégal.
- Dividendes, intérêts, plus-values : règles spécifiques, souvent avec des retenues à la source plafonnées par la convention.
Vos obligations déclaratives, des deux côtés
Devenir non-résident ne signifie pas disparaître de l'administration française. Selon votre situation, des revenus de source française restent déclarables, et il existe un service des impôts dédié aux non-résidents.
Un point que beaucoup d'expatriés ignorent et qui coûte cher : l'obligation de déclarer les comptes bancaires détenus à l'étranger tant que vous avez des obligations déclaratives en France. L'omission est sanctionnée indépendamment de tout impôt dû. Voir banque au Sénégal.
Où vérifier, et auprès de qui
- La DGID, Direction générale des impôts et des domaines, pour le volet sénégalais.
- impots.gouv.fr et le service des impôts des particuliers non-résidents pour le volet français.
- Le CLEISS pour tout ce qui touche à la coordination sociale, à ne pas confondre avec le fiscal.
Quand consulter un professionnel plutôt qu'une page web
Dès que votre situation comporte l'un de ces éléments : revenus dans les deux pays, bien immobilier conservé en France, activité indépendante, société, ou pension mixte publique et privée. Le coût d'une consultation est sans commune mesure avec celui d'une régularisation.
Cette page informe sur un cadre. Elle ne constitue pas un conseil fiscal et n'analyse aucune situation individuelle.
Pour aller plus loin
Si votre activité s'exerce depuis le Sénégal, la fiscalité personnelle et celle de l'entreprise se traitent séparément : voir créer une société au Sénégal.



