Vivre au Sénégal
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Moutons à robe blanche et taches noires sur un marché au bétail au Sénégal, parmi des hommes en boubou

La Tabaski au Sénégal : date 2027, signification et déroulé de la fête

La Tabaski est le nom sénégalais de l'Aïd el-Kébir, la fête du sacrifice, et le plus grand rendez-vous familial de l'année. En 2027, elle est attendue le lundi 17 mai. Voici sa date, ce qu'elle célèbre, le déroulé de la journée, le prix du mouton et ce qu'elle change pour un voyageur.

La Tabaski en bref

  • Date 2027 : lundi 17 mai, à un jour près selon la lune
  • Date 2026 : jeudi 28 mai au Sénégal
  • Ce qu'on fête : le sacrifice d'Ibrahim, avec un mouton par famille
  • Jour férié : oui, chômé dans tout le pays
  • Pour un voyageur : transports saturés avant, Dakar vide pendant une semaine après

Quand a lieu la Tabaski 2027 ?

La Tabaski 2027 devrait tomber le lundi 17 mai 2027. C'est la date donnée par les calculs astronomiques, mais au Sénégal la fête dépend de l'observation du croissant de lune : elle peut se décaler d'un jour, entre le 16 et le 18 mai. La date officielle est fixée par la CONACOC, la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire, qui l'annonce au début du mois de Dhul Hijja, une dizaine de jours avant la fête. En 2026, l'annonce est tombée le dimanche 17 mai pour une Tabaski le 28.

La Tabaski se célèbre le 10 de Dhul Hijja, dernier mois du calendrier musulman, à la fin du pèlerinage de La Mecque. Comme ce calendrier est lunaire, la fête avance d'environ 11 jours chaque année dans notre calendrier : elle était en juin ces dernières années, elle passe en mai, et sera en avril vers 2030.

FêteAu Sénégal en 2026En 2027
Korité (Aïd el-Fitr)Samedi 21 mars 2026Mercredi 10 mars 2027 (prévue)
Tabaski (Aïd el-Kébir)Jeudi 28 mai 2026Lundi 17 mai 2027 (prévue)
Tamkharit (Achoura)Jeudi 25 juin 2026Mardi 15 juin 2027 (prévue)

Pourquoi le Sénégal fête parfois un jour plus tard

En 2026, la plupart des pays musulmans ont célébré l'Aïd el-Kébir le mercredi 27 mai. Au Sénégal, la CONACOC a annoncé que le croissant n'avait pas été aperçu le 17 mai, et a fixé la fête au jeudi 28 mai. La Coordination des musulmans du Sénégal (CMS), qui suit une autre méthode, avait retenu le 27 : une partie des familles a donc fêté la veille. Ce décalage d'un jour revient régulièrement. Si vous prévoyez d'assister à la fête, gardez deux jours de marge.

Pour repère, les dernières Tabaski dans le monde :

  • 2023 : 28 juin
  • 2024 : 17 juin
  • 2025 : 6 juin
  • 2026 : 28 mai au Sénégal (27 mai dans la plupart des pays)
  • 2027 : 17 mai, à confirmer

Ce que célèbre la Tabaski : signification et origine du mot

Le sacrifice d'Ibrahim

La Tabaski commémore un récit commun aux trois religions abrahamiques. Dieu ordonne à Ibrahim (Abraham) de lui sacrifier son fils. Au moment du geste, l'ange Jibril (Gabriel) lui apporte un bélier, qui est sacrifié à la place de l'enfant. Le Coran ne nomme pas le fils, la tradition musulmane retient le plus souvent Ismaël. Le mouton que chaque famille sacrifie rappelle ce bélier.

Le sacrifice n'est pas une obligation pour tous : il revient à ceux qui en ont les moyens. Au Sénégal, la pression sociale fait pourtant du mouton un passage presque obligé, au point que des ménages s'endettent ou demandent une avance sur salaire pour l'acheter. C'est aussi la fête du partage : une part de la viande va aux voisins et aux personnes dans le besoin.

Pourquoi dit-on « Tabaski » ?

Ailleurs, on parle d'Aïd el-Kébir (la grande fête), d'Aïd al-Adha (la fête du sacrifice) ou, en France, de « fête du mouton ». Tabaski est le nom employé au Sénégal et dans une bonne partie de l'Afrique de l'Ouest, avec la variante Tobaski. L'hypothèse la plus citée, avancée par l'historien Raymond Mauny, le fait venir du berbère tafaska, le nom de la même fête chez les Amazighs du Maghreb, transmis par les échanges transsahariens. Elle n'est pas démontrée, et d'autres auteurs proposent une origine sérère. En wolof, l'expression « Tabaskig lolli » désigne d'ailleurs une Tabaski de l'abondance, après une bonne récolte.

Un jour férié et chômé

La loi du 4 novembre 1974 sur les fêtes légales fait de la Tabaski, comme de la Korité, un jour férié chômé. Quand l'une des deux tombe un dimanche, le lundi est chômé à la place. En 2027, la question ne se pose pas : le 17 mai est un lundi. Le Sénégal est un État laïc, mais l'islam y est la religion d'une très large majorité, organisée en confréries : notre page sur la religion au Sénégal explique comment les deux cohabitent.

Le déroulé de la Tabaski, de la veille au soir

Les jours d'avant : tailleurs, tissus et coiffeuses

La Tabaski se prépare des semaines à l'avance. Chacun veut une tenue neuve : grand boubou pour les hommes, robe ou ensemble en wax ou en bazin pour les femmes, tenue de fête pour les enfants. Les tailleurs travaillent jour et nuit et refusent des commandes la dernière semaine. En 2026, le mètre de bazin se négociait de l'ordre de 2 500 à 3 000 FCFA au marché Tilène, et un grand boubou haut de gamme pouvait dépasser 100 000 FCFA, couture comprise. Les salons de coiffure et les vendeurs de sandales tournent au même rythme.

La demande de pardon

Dans les jours qui précèdent, et le matin même, on demande pardon à ses proches, à ses voisins, à ses collègues pour les torts de l'année. La formule wolof est « baal ma àq », souvent écrite « balma akh », « pardonne-moi mes torts ». On répond « baal naa la » (balnala), « je te pardonne ». Les messages de pardon circulent aussi beaucoup par téléphone. Pour aller plus loin dans la langue, voir notre lexique français-wolof.

Le matin : la prière de l'Aïd

La journée commence par la prière collective, en milieu de matinée. Elle se tient dans les grandes mosquées, sur des places, des terrains de sport ou des esplanades aménagées, où les fidèles arrivent en habits neufs avec leur tapis. La prière compte deux unités (rakkas) et elle est suivie d'un sermon de l'imam. Les grands rassemblements, comme celui de la Grande Mosquée de Dakar, sont retransmis à la télévision.

Fidèles en boubous colorés, prosternés sur des tapis pour une prière collective en plein air devant une mosquée
La prière de l'Aïd ouvre la journée, le plus souvent en plein air.

Le sacrifice du mouton

De retour de la prière, on attend que l'imam ait égorgé le premier mouton, puis chaque famille sacrifie le sien, dans la cour de la maison. C'est en général le chef de famille qui s'en charge, ou un homme habitué à le faire. L'animal est tourné vers La Mecque, égorgé d'un geste net, puis vidé et découpé. Pour être valable, il doit être en bonne santé, sans blessure ni boiterie, avec ses deux yeux et ses oreilles entières. Un mouton doit avoir au moins six mois, une chèvre ou un bovin deux ans.

Le partage de la viande en trois

La tradition veut que la viande soit partagée en trois : un tiers pour la famille, un tiers pour les voisins et les amis, un tiers pour les personnes démunies. Dans les quartiers, les enfants font la navette avec des plats couverts. Les voisins chrétiens reçoivent leur part, et rendent la politesse à Pâques avec le ngalakh, le dessert au mil et au pain de singe.

Le repas de fête

Le premier plat, souvent servi en fin de matinée, est le foie de mouton grillé aux oignons. Viennent ensuite les grillades, le gigot, la viande aux oignons et au vermicelle, et selon les familles un yassa ou un mafé de mouton. La viande se mange pendant plusieurs jours : les morceaux restants sont salés, séchés ou gardés au congélateur. Pour connaître ces plats au quotidien, voir notre guide de la cuisine sénégalaise.

Côtelettes d'agneau grillées garnies d'oignons rouges et blancs, avec une salade de concombre et de tomate
Côtelettes grillées aux oignons : le mouton se mange plusieurs jours après la fête.

L'après-midi : les visites et le ndewenel

L'après-midi, une fois la viande préparée, chacun se change et part saluer parents, amis et voisins, de maison en maison. Les femmes sortent leurs plus belles tenues, et les rues se remplissent de boubous en bazin et de robes en wax. Les enfants, habillés de neuf, passent de porte en porte réclamer leurs étrennes, le ndewenel, une petite pièce ou un billet que les adultes donnent volontiers. Le soir, la famille se retrouve pour un dernier repas.

Grand-mère en boubou orange et grand-père en chemise wax, souriants, avec un bébé sur les genoux
En boubous et tissus colorés, on se rend visite en famille l'après-midi.

Le prix du mouton de Tabaski en 2026

Le mouton est la grosse dépense de l'année pour beaucoup de ménages. Les prix ont encore monté en 2026. Voici ce qu'affichaient les principaux marchés, fin avril et fin mai 2026, selon les relevés de la presse sénégalaise :

MarchéFourchette 2026Prix courant
Touba Toul (Thiès)100 000 à 425 000 FCFAAutour de 125 000 FCFA
Sewekhaye (Thiès)75 000 à 400 000 FCFAAutour de 100 000 FCFA, 170 000 pour un gros mouton
Matam, Ourossogui60 000 à 300 000 FCFA125 000 à 150 000 FCFA pour un bon mouton
Foirails de Dakar300 000 à plus de 1 000 000 FCFASelon race, poids et vendeur

À Matam, un bon mouton est passé de 75 000 ou 80 000 FCFA à 125 000 ou 150 000 FCFA en quelques années. Les « moutons de case », engraissés à la maison pendant des mois, partent au-delà de 250 000 FCFA. À Dakar, l'écart se creuse encore : les foirails commencent autour de 300 000 FCFA pour un sujet de belle taille.

Ladoum, touabire, bali-bali : les races qui font les prix

Le prix dépend d'abord de la race et de la taille. Le peul-peul, petit mouton des élevages du Ferlo et du Djolof, est le plus abordable. Le touabire, venu de Mauritanie, et le bali-bali, aux longues oreilles tombantes, sont plus grands et plus chers. Le ladoum, né du croisement des deux, est le mouton de prestige : en 2021, ses prix allaient déjà de 500 000 FCFA à plus de 2 millions, et les champions de concours se vendent plusieurs millions. Ces moutons-là s'offrent rarement pour être sacrifiés.

900 000 moutons à trouver, une partie importée

Le pays a besoin d'environ 900 000 moutons pour la Tabaski, selon la Direction de l'élevage (d'autres chiffres du ministère parlent de 860 000, dont 260 000 pour la seule région de Dakar). Au 6 mai 2026, 390 350 moutons étaient disponibles sur les marchés, à peine 43 % du besoin. Le reste arrive progressivement, et une grande partie vient de l'étranger : 163 067 moutons importés à la même date, dont 123 662 de Mauritanie, surtout par Saint-Louis, et 39 405 du Mali.

Acheter son mouton : les usages

Les familles qui le peuvent achètent deux à trois semaines avant la fête, quand le choix est large. D'autres attendent les derniers jours en pariant sur une baisse, qui ne vient pas toujours. Un voyageur n'a pas de mouton à acheter : si vous êtes invité, ce n'est pas ce qu'on attend de vous.

Voyager au Sénégal pendant la Tabaski : l'exode de Dakar

La Tabaski se passe en famille, et pour beaucoup de Dakarois la famille est en région. Dans la semaine qui précède, des centaines de milliers de personnes quittent la capitale pour Touba, Kaolack, Thiès, la Casamance ou le Fouta. Pour un voyageur, c'est la période la plus compliquée de l'année pour circuler.

Avant la fête : gares saturées et tarifs doublés

En 2026, le ministère des Transports a ouvert huit sites de départ à partir du 22 mai : six gares privées (Baux Maraîchers, Grand Yoff, Parcelles Assainies, stade Amadou Barry de Guédiawaye, gare de Rufisque, Diamniadio) et deux sites Dakar Dem Dikk (Arène nationale et gare de Colobane). Le tronçon d'autoroute Thiadiaye-Kaolack, 78 km, a été ouvert à titre provisoire pour l'occasion, et les péages de Thiambokh et Soune sont passés de trois à cinq voies. Cela n'empêche pas les files de plusieurs kilomètres sur l'autoroute la veille de la fête.

Les prix suivent. En 2026, le Thiès-Kaolack en 7 places est passé de 3 500 à 8 000 FCFA, et le car de 3 000 à 4 000 FCFA. Dans Dakar, les arrêts de bus débordent, les taxis augmentent leurs tarifs et les trajets se font par morceaux. Les gares comme Colobane deviennent des zones de bousculade où il faut surveiller ses affaires.

Après la fête : Dakar vide, commerces fermés

Le jour de la Tabaski, presque tout ferme : administrations, banques, boutiques, la plupart des restaurants. Dans les jours qui suivent, Dakar reste au ralenti tant que les familles ne sont pas rentrées. Beaucoup de commerces réduisent leurs horaires ou restent fermés, trouver un restaurant ouvert devient difficile, mais la circulation est fluide comme à aucun autre moment de l'année. Le retour vers la capitale, quelques jours plus tard, recrée les mêmes embouteillages dans l'autre sens.

Nos conseils pour un séjour pendant la Tabaski

Ces conseils découlent de ce qui précède, ce ne sont pas des règles officielles :

  • Évitez les trajets interurbains les quatre jours qui précèdent la fête et le lendemain, ainsi que les jours de retour.
  • Prévoyez 1,5 à 2 fois le tarif habituel pour un 7 places ou un taxi si vous devez bouger malgré tout.
  • Réservez votre hébergement à l'avance, avec une option d'annulation si la date glisse d'un jour. Les hôtels de la Petite-Côte et de Saint-Louis se remplissent avec la diaspora qui rentre au pays : comparez tôt sur Hotels.com.
  • Faites vos courses et retirez du liquide avant la fête : banques et boutiques ferment, certains distributeurs se vident.
  • Ne comptez pas sur un restaurant ouvert à Dakar le jour même et les deux ou trois jours suivants, hors hôtels.

Pour caler votre voyage par rapport aux fêtes et à la saison des pluies, voir notre page quand partir au Sénégal, et pour les cars, 7 places et Dem Dikk, notre guide des transports au Sénégal.

Être invité à la Tabaski : les codes à connaître

La teranga, l'hospitalité sénégalaise, fait qu'un voyageur ou un expatrié reçoit souvent une invitation pour la Tabaski, d'un collègue, d'un chauffeur, d'un voisin. Aucun protocole écrit n'existe, mais quelques usages vous éviteront les impairs :

  • Venez à l'heure qu'on vous donne. Le sacrifice se fait en famille le matin : sans indication contraire, arrivez plutôt pour le repas de midi ou l'après-midi.
  • Soignez votre tenue. Tout le monde est sur son trente-et-un. Une tenue couvrante, épaules et genoux, est de rigueur ; une tenue sénégalaise portée par un invité fait toujours plaisir.
  • Prévoyez de la petite monnaie pour le ndewenel des enfants, qui viendront vous saluer.
  • Apportez un petit présent si vous le souhaitez : boissons, fruits, gâteaux. Rien d'alcoolisé.
  • Goûtez à ce qu'on vous sert, en mangeant de la main droite si le repas se prend autour du bol commun.
  • Demandez avant de photographier, en particulier le sacrifice. Si vous êtes sensible, vous pouvez sans problème rester à l'écart à ce moment-là.

Pour souhaiter une bonne fête, « Tabaski Mubarak » ou un simple « bonne fête » suffisent. Le jour même, on vous demandera peut-être pardon : répondez « baal naa la », on appréciera l'effort.

Korité et Tamkharit, les deux autres grandes fêtes

La Korité, la fin du ramadan

La Korité est le nom sénégalais de l'Aïd el-Fitr, qui clôt le mois de ramadan. Elle tombe environ deux mois et dix jours avant la Tabaski : en 2027, elle est prévue le mercredi 10 mars, après un ramadan commencé vers le 8 février. La journée ressemble à celle de la Tabaski, sans sacrifice : prière collective, tenues neuves, visites, pardon et ndewenel. Au petit-déjeuner, au retour de la mosquée, on sert le lakh, une bouillie de mil au lait caillé. C'est aussi un jour férié chômé.

La Tamkharit, le nouvel an musulman

La Tamkharit correspond à l'Achoura, le 10 du mois de Muharram, premier mois de l'année musulmane. Elle est attendue le mardi 15 juin 2027. Certains jeûnent dans la journée, et le soir les familles partagent un thiéré, couscous de mil à la sauce de viande, en mangeant jusqu'à satiété : la tradition veut que cela annonce une année d'abondance. La nuit, les enfants se déguisent, souvent les garçons en filles et inversement, et passent dans les rues en chantant pour récolter quelques pièces : c'est le taajaboon.

Le lien Hotels.com de la section « Nos conseils pour un séjour pendant la Tabaski » est un lien partenaire. Il n'augmente pas le prix de votre réservation et n'influence pas le contenu de cette page. Dates 2027 prévisionnelles, à confirmer par la CONACOC. Contenu vérifié le 19 octobre 2026.

Questions fréquentes sur la Tabaski

Quelle est la date de la Tabaski 2027 ?

La Tabaski 2027 est attendue le lundi 17 mai 2027. La date dépend de l'observation de la lune et peut glisser d'un jour, entre le 16 et le 18 mai. Au Sénégal, elle est confirmée par la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONACOC) une dizaine de jours avant la fête.

Quelle est la date de la Tabaski en 2026 ?

La Tabaski 2026 a été célébrée le jeudi 28 mai 2026 au Sénégal, selon l'annonce de la CONACOC. La plupart des autres pays, et une partie des fidèles sénégalais qui suivent la Coordination des musulmans du Sénégal, l'ont fêtée la veille, le mercredi 27 mai.

Quelle est la signification de la Tabaski ?

La Tabaski est le nom donné en Afrique de l'Ouest à l'Aïd el-Kébir, la fête du sacrifice. Elle commémore le geste d'Ibrahim (Abraham), prêt à sacrifier son fils sur ordre de Dieu, qui reçut un bélier à sacrifier à la place. Chaque famille qui en a les moyens sacrifie un mouton et en partage la viande.

Qu'est-ce que la Tabaski ?

C'est la plus grande fête musulmane du Sénégal, célébrée le 10 du mois de Dhul Hijja, à la fin du pèlerinage de La Mecque. La journée commence par une prière collective, se poursuit avec le sacrifice du mouton et le repas familial, et se termine par des visites chez les proches.

Comment dit-on Tabaski en anglais ?

En anglais, on parle d'Eid al-Adha, ou de Feast of Sacrifice. Le mot Tabaski est propre à l'Afrique de l'Ouest francophone, et vient probablement du berbère tafaska, qui désigne la même fête au Maghreb.

La Tabaski est-elle un jour férié au Sénégal ?

Oui. La loi du 4 novembre 1974 sur les fêtes légales en fait un jour férié et chômé, comme la Korité. Si la fête tombe un dimanche, le lundi est chômé. Dans les faits, l'activité ralentit plusieurs jours avant et après.

Combien coûte un mouton de Tabaski au Sénégal ?

En 2026, un mouton courant se négociait entre 100 000 et 150 000 FCFA sur les marchés de l'intérieur, et à partir de 300 000 FCFA dans les foirails de Dakar. Les beaux sujets dépassaient 400 000 FCFA et les ladoums de concours atteignent plusieurs millions.